Capitale discrète du Haut Quercy, Figeac s’est développée sur une boucle du Célé autour d’un bourg marchand très prospère au Moyen Âge. Les « maisons de marchands » en pierre et pans de bois bordent encore les ruelles (rue du Consulat, place Champollion, place des Écritures), avec leurs rez-de-chaussée d’échoppes, leurs étages à encorbellements et ces fameux « solelhos » quercynois, galeries ouvertes où l’on faisait sécher fruits et noix. Après la guerre de Cent Ans, la ville se reconstruit sans perdre son plan médiéval : d’où ce patchwork d’arcades, de passages voûtés et de façades sculptées qui se découvre parfaitement à pied.
Ville d’art et d’histoire, Figeac a fait de Jean-François Champollion son fil rouge. Né ici en 1790, le déchiffreur des hiéroglyphes est célébré au Musée Champollion – Les Écritures du Monde, dont la façade contemporaine incruste des centaines de signes ; à deux pas, la Place des Écritures déploie au sol une spectaculaire Rosette monumentale, œuvre de Joseph Kosuth, clin d’œil agrandi à la stèle qui permit la percée du savant. Entre musées, maisons médiévales et petites places animées, la ville offre un parcours très lisible et vivant.
La promenade idéale enchaîne la vieille ville (rue commerçante, halle, hôtels particuliers) avec le musée et une pause sur la place pour regarder tomber la lumière dorée sur les pierres. Le samedi matin, les marchés investissent les places : couleurs, fromages et accents du Ségala donnent tout son tempo au centre. Figeac appartient au territoire « Pays d’art et d’histoire – Grand-Figeac, Vallées du Lot et du Célé », qui propose toute l’année visites commentées et rendez-vous patrimoniaux.
Conseil de visite utile : prévoyez 2 à 3 heures pour allier cœur médiéval et Musée Champollion ; arrivez en fin d’après-midi pour profiter de la Place des Écritures au soleil couchant, puis dînez en terrasse sur l’une des petites places du centre.