Beynac-et-Cazenac : visiter le village médiéval

En bref
- Chaque palier de la montée ouvre une nouvelle perspective sur la rivière et les falaises de la vallée.
- Pendant la guerre de Cent Ans, Beynac défendait le parti français face à Castelnaud, lié aux Plantagenêts.
- Les anciens quais rappellent le commerce des gabarres entre le Périgord, Libourne et Bordeaux.
Un village médiéval suspendu au-dessus de la Dordogne
Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Beynac-et-Cazenac s’étage entre la rivière et une falaise couronnée par son château. Le bourg se découvre à pied, depuis les anciens quartiers de bateliers jusqu’aux ruelles escarpées bordées de maisons en pierre blonde et de toits de lauze.
La montée est soutenue, mais chaque palier révèle une nouvelle perspective sur les quais, les falaises voisines et la vallée de la Dordogne. Les rues du village sont librement accessibles ; les monuments et activités proposent leurs propres conditions de visite.
Des origines anciennes à la guerre de Cent Ans
L’histoire locale commence bien avant le Moyen Âge. Des traces d’un habitat protohistorique, composé de cabanes en torchis, ont été découvertes au sud des remparts et remontent à la fin de l’âge du Bronze. La première mention connue du castrum de Beynac date de 1115.
En 1194, Richard Cœur de Lion confie la place à Mercadier, son chef mercenaire, avant qu’elle ne revienne six ans plus tard à la famille de Beynac. Durant la guerre de Cent Ans, la forteresse soutient le roi de France face à Castelnaud, alors lié aux Plantagenêts. En 1442, Pons de Beynac participe à la reprise de la forteresse rivale et à l’expulsion des Anglais.
Que voir dans les ruelles de Beynac-et-Cazenac ?
Depuis la rivière, l’itinéraire traverse les anciens barrys, ces quartiers développés hors de l’enceinte fortifiée, puis gagne la Porte Veuve. Cette dernière porte de communication entre le bourg et le château doit son nom à la disparition de son poste de garde à la fin du XVIIe siècle.
- Observer les maisons adossées au rocher, les passages pavés et les anciennes portes défensives.
- Passer devant la Tour du Couvent, vestige d’une tour de chevalier associée à un ancien couvent d’Augustins.
- Rejoindre l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, dont les parties les plus anciennes remontent aux XIIe et XIIIe siècles.
- Découvrir à Cazenac l’église Saint-Martial, restaurée en 1989 et ornée de vitraux consacrés à la vie rurale.
Au sommet, il est possible de visiter le Château de Beynac, une forteresse médiévale dotée d’un donjon du XIIe siècle, de salles meublées et d’un vaste panorama sur la vallée.
La Dordogne et la mémoire des gabarres
À partir du VIIIe siècle, la Dordogne devient un axe commercial essentiel. Les gabarres descendent notamment le vin, les eaux-de-vie, le blé et la farine vers Libourne, Blaye et Bordeaux. Sur le trajet du retour, les hommes remontent la rivière par le chemin de halage avec du sel, de l’huile, du poisson séché, du café, des épices et des matériaux.
Cette activité batelière marque la vie du village jusqu’au début du XXe siècle. Aujourd’hui, les quais permettent de retrouver ce lien avec la rivière, tandis que les promenades en gabarre et le canoë offrent un autre regard sur la falaise. Pour prendre davantage de hauteur, un survol avec Montgolfière et Châteaux dévoile le paysage castral de la vallée.
Un décor apprécié des peintres et du cinéma
La silhouette de Beynac a attiré Félix Vallotton, Paul Signac, Gustave Loiseau et André Lhote. Le village a également servi de décor à plusieurs productions, parmi lesquelles Les Visiteurs 2, Jeanne d’Arc, Chocolat et Le Dernier Duel.
Autre anecdote locale : Georges Simenon aurait écrit Le Coup de vague dans la chambre 26 de l’ancien Hôtel Bonnet, établissement qui accueillit aussi des artistes, des responsables politiques et le prince Charles.
Préparer sa découverte du village
Prévoyez au minimum 1 h 30 pour parcourir le bourg sans visiter longuement les monuments. Des visites guidées de cette durée présentent les quartiers de bateliers, l’organisation du village et son histoire médiévale.
Les parkings bas de la Balme, d’Escassols, du Capeyrou, du Crouzet et de la place d’Alsace évitent de chercher une place dans les ruelles. Deux autres aires se trouvent près du château. Le stationnement municipal est payant tous les jours, toute l’année, et le même ticket reste valable sur les différents parkings. Le Crouzet et la place d’Alsace disposent d’emplacements pour camping-cars.
Des places réservées et des toilettes accessibles sont présentes à la Balme et à Escassols. Toutefois, les fortes pentes, les pavés et certains passages anciens rendent l’accès en fauteuil roulant seulement partiel. De bonnes chaussures sont recommandées, particulièrement après la pluie.
Pour élargir le séjour, la sélection d’activités et visites à Sarlat-la-Canéda associe cité médiévale, jardins, canoë, fermes et saveurs du Périgord à proximité de Beynac.
Infos pratiques

Guide de poche intelligent
L'appli gratuite qui trouve les meilleures idées de sorties
Fiche créée le 30/09/2025, dernière mise à jour le 30/09/2025.

