Laroque-Timbaut, un village médiéval entre roue hydraulique et légende de Roland
Laroque-Timbaut - Lot-et-Garonne
Laroque-Timbaut mêle ruelles médiévales, vestiges fortifiés et curiosités hydrauliques dans un paysage de plateau et de vallon. Grande roue, légende de Roland, art et chasse au trésor composent une découverte variée entre Agen et Villeneuve-sur-Lot.
Un village médiéval entre Agen et Villeneuve-sur-Lot
Perché sur un relief du pays de Serres, Laroque-Timbaut rassemble un centre médiéval, un vallon verdoyant et plusieurs curiosités liées à l’ancienne alimentation en eau du bourg. La découverte se fait librement, en alternant ruelles anciennes, vestiges défensifs, édifices religieux et promenade autour du site de Saint-Germain.
La visite ne repose pas sur un monument unique : son intérêt vient du cheminement entre la halle, la tour de l’horloge, la rue du Lô, le donjon, la grande roue hydraulique, le lac et la chapelle Saint-Germain. Comptez quelques heures pour explorer tranquillement cet ensemble, davantage si vous choisissez une boucle de randonnée.
Pourquoi le village s’appelle-t-il Laroque-Timbaut ?
Le nom « Laroque » vient de l’occitan roca, qui désigne à la fois le rocher et une fortification bâtie sur la roche. « Timbaut » serait une évolution de Thibaud, personnage auquel la tradition attribue la fondation médiévale du site.
La date exacte de création du village reste inconnue, mais son château est cité dans un acte de 1271. L’année suivante, les seigneurs qui se partageaient la seigneurie accordèrent des coutumes aux habitants. La puissante famille de Durfort compte parmi les principaux lignages associés à son histoire.
De la halle à la rue du Lô
La promenade peut commencer sous la halle du XIIIe siècle, un édifice rectangulaire porté par une colonnade d’inspiration toscane. Elle accueillait autrefois les marchés et reste un repère majeur du centre ancien. Le bourg conserve toujours une animation commerciale régulière grâce à son marché traditionnel hebdomadaire.
À proximité, la tour de l’horloge correspond à une ancienne tour de guet et à l’une des entrées du village fortifié. Elle ne possédait ni herse ni pont-levis : une simple porte permettait de fermer le passage. La tradition rapporte qu’en 1418 les Anglais seraient entrés par trahison avant d’être rapidement chassés par le seigneur de Montpezat.
En passant sous la tour, la rue du Lô plonge vers le vallon. Cette voie, considérée comme la plus ancienne du village, longe les soubassements des anciennes fortifications. De l’autre côté se trouvaient les dépendances où vivaient les domestiques et serviteurs du château.
Un donjon transformé en château d’eau
Le château médiéval a disparu avant la Révolution. Selon l’histoire locale, les habitants auraient eux-mêmes participé à sa démolition pour se venger du dernier seigneur, Raffin d’Hauterive. Le donjon constitue son principal vestige.
Sa fonction changea radicalement au XIXe siècle : il fut converti en réservoir afin d’alimenter les bornes-fontaines réparties dans le bourg. L’eau arrivait depuis le vallon grâce à deux pompes entraînées par une grande roue hydraulique. Le donjon accueille désormais l’association Patrimoine et Culture et une bibliothèque de manuscrits anciens, dont l’accès dépend des ouvertures organisées par l’association.
La grande roue hydraulique, curiosité de Laroque-Timbaut
Installée au fond du vallon au milieu du XIXe siècle, la grande roue en fonte mesure environ six mètres de diamètre. Ses godets utilisaient l’eau d’une source pour actionner deux pompes et la faire remonter jusqu’au réservoir aménagé dans le donjon, plusieurs dizaines de mètres plus haut.
Ce dispositif épargnait aux habitants une partie de la pénible corvée d’eau. Le chemin qui y conduit suit symboliquement le trajet inverse de l’eau : depuis la tour de l’horloge, il descend par la rue du Lô, longe les vestiges du château puis rejoint le canal, l’ancien bassin et le bâtiment de la roue.
Le vallon Saint-Germain et la légende de Roland
Le vallon forme un contraste rafraîchissant avec le bourg perché. Il réunit un lac aménagé pour la pêche et la détente, une aire de pique-nique, un ancien lavoir, une source et une chapelle. Le lavoir de Montfourton possède huit postes de travail et plusieurs bassins alimentés par deux sources indépendantes.
Une légende locale rattache la source à Roland, neveu de Charlemagne. En 778, son armée, touchée par une épidémie, se serait arrêtée dans le vallon et aurait été guérie par cette eau. Roland aurait alors promis la construction d’un oratoire. Charlemagne aurait ensuite fait édifier une chapelle dédiée à saint Germain, évêque de Paris qu’il vénérait. Le récit relève de la tradition, mais il continue d’occuper une place importante dans l’identité du village.
Églises et petit patrimoine
L’église romane Saint-Pierre-d’Orival date du XIIe siècle. Son sanctuaire conserve une corniche décorée de billettes, soutenue par des modillons aux formes variées. Son clocher-arcade et sa chapelle consacrée à la Vierge complètent l’ensemble. Une longue campagne de restauration menée avec l’association locale a permis de sauvegarder l’édifice.
Dans le centre, l’église Notre-Dame fut construite au XIXe siècle pour remplacer l’ancienne église paroissiale. Le patrimoine communal comprend également une cloche de 1734 restaurée, plusieurs fontaines, un puits proche de la mairie et des traces de remparts visibles au fil des rues.
Le musée Gertrude Schoen et l’art dans le village
Le musée Gertrude Schoen est né de la donation à la commune, en 1996, de l’ensemble de l’œuvre de cette artiste. La collection rassemble bijoux, statuettes, sculptures monumentales, tableaux, pastels et collages. Gertrude Schoen travaillait notamment l’acier et l’inox.
Sur la place du Donjon, sa sculpture Le Messager, haute d’environ 2,40 mètres, prolonge le musée dans l’espace public. L’établissement accueille aussi ponctuellement des expositions et des parcours artistiques, mais ses périodes d’ouverture varient : mieux vaut les vérifier avant de se déplacer spécialement.
Balades et chasse au trésor
Deux parcours permettent d’approfondir la découverte :
- Sur les pas de Roland est une boucle pédestre très facile d’un peu plus de cinq kilomètres. Balisée en jaune, elle relie le bourg, plusieurs églises et le site de Saint-Germain en environ une heure et quart, avec près de 135 mètres de dénivelé positif.
- Le parcours Terra Aventura La source de Roland transforme la promenade en chasse au trésor numérique. Long d’environ trois kilomètres, il demande généralement une à deux heures et convient bien aux familles munies de l’application.
Des chaussures confortables sont recommandées : malgré la faible difficulté générale, la rue du Lô et les liaisons entre le plateau et le vallon comportent des pentes et des passages irréguliers.
Accès et conseils pratiques
Le village se situe entre Agen et Villeneuve-sur-Lot. Une halte TER dessert Laroque-Timbaut sur l’axe reliant notamment Agen et Monsempron-Libos, avec certains services assurés en autocar lors de travaux. Il est prudent de vérifier la circulation effective avant le départ.
La visite extérieure du village est libre et gratuite, sans réservation. Pour une première découverte, commencez dans le centre médiéval, descendez vers la grande roue et le lac, puis remontez par le chemin longeant les fortifications. Emportez de l’eau en été et prévoyez un pique-nique si vous souhaitez profiter du vallon Saint-Germain.
Prolonger la sortie dans l’Agenais
Laroque-Timbaut constitue une étape paisible avant de rejoindre les activités, promenades et sorties familiales à Agen, entre patrimoine urbain, parcs, berges de la Garonne et loisirs couverts.
Enfants & famille
- Convient aux enfants 7-12 ans
- Convient aux ados 13-17 ans
- Animations enfants

Marché de Noël organisé en extérieur sur le parvis de la mairie, avec artisans, créateurs, exposants et animations.
Du 5 au 6 décembre 2026
Où se trouve Laroque-Timbaut ?
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Fiche créée le 17/10/2025, dernière mise à jour le 17/10/2025.






