Enfermée dans une grande boucle du Lot, Cahors marie paysages, patrimoine et douceur de vivre. Héritière de la romaine Divona Cadurcorum, la ville a gardé un plan serré de ruelles et d’hôtels particuliers qui convergent vers la cathédrale Saint-Étienne : vaste nef à coupoles, cloître flamboyant et portail sculpté jalonnent la visite. En bord de rivière, le pont Valentré (XIVe siècle) aligne ses trois tours crénelées ; emblème de Cahors, il doit sa célébrité autant à son architecture défensive qu’à la légende du « pacte avec le diable » dont un petit diable, perché sur une pierre, garde malicieusement la mémoire. La cathédrale et le pont sont inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, tandis que la ville porte le label « Ville d’art et d’histoire ».
La découverte se fait très bien à pied : depuis les boulevards du XIXe (Gambetta) on glisse vers les faubourgs anciens, places aux arcades et venelles aux noms évocateurs. Autour de la cathédrale, un marché haut en couleurs anime régulièrement la matinée ; un parcours des Jardins Secrets fait, lui, dialoguer la pierre et les plantes dans une série de clos thématiques disséminés dans le centre. En fin de journée, la montée au belvédère du Mont Saint-Cyr offre la plus belle vue d’ensemble sur la boucle de la rivière, le pont et les toits serrés.
Cahors est aussi la porte d’entrée du vignoble historique du « vin noir » (malbec). Caves urbaines, chais proches et bistrots de terroir permettent de compléter la visite par une dégustation commentée, sous la bannière « Vignobles & Découvertes – Cahors Vallée du Lot ». Entre patrimoine UNESCO, ruelles médiévales, jardins contemporains et horizon de vignes, on tient une journée complète riche et variée ; à défaut, une demi-journée bien rythmée combine pont Valentré, cathédrale, flânerie dans le vieux Cahors et panorama au Mont Saint-Cyr.