Grotte des Combarelles aux Eyzies : gravures préhistoriques
Les Eyzies - Dordogne
Aux Eyzies, cette étroite grotte ornée conserve plus de 800 gravures magdaléniennes. En petit groupe, un guide révèle chevaux, mammouths, félins et figures humaines souvent dissimulés dans le relief et l’enchevêtrement des traits.
Un sanctuaire magdalénien exceptionnel aux Eyzies
La Grotte des Combarelles offre une rencontre directe avec l’art pariétal paléolithique, dans une véritable cavité ornée plutôt que dans un fac-similé. Datées d’environ 13 000 ans, ses représentations lui valurent d’être qualifiée par l’abbé Henri Breuil de l’un des « géants de la Préhistoire ». La grotte est classée Monument historique depuis 1902 et appartient depuis 1979 à l’ensemble des sites préhistoriques de la vallée de la Vézère inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le décor compte plus de 800 gravures et dessins. Chevaux, bisons, aurochs, mammouths, lions et rennes côtoient des signes géométriques ainsi qu’une cinquantaine de représentations humaines schématiques, particulièrement précieuses pour l’étude de l’art magdalénien.
Une découverte à la lueur d’une bougie
À la fin du XIXe siècle, la famille Berniche habitait une maison troglodytique adossée à la falaise, près d’un porche utilisé comme étable. Le préhistorien Émile Rivière avait déjà fouillé les lieux et découvert des silex ainsi que des ossements, sans identifier le vaste décor gravé caché plus profondément.
Le 8 septembre 1901, Jean Pomarel signala des figures à Denis Peyrony, au docteur Louis Capitan et à l’abbé Henri Breuil. Les quatre hommes progressèrent dans la galerie à la lumière d’une bougie et reconnurent les premières gravures à environ 120 mètres de l’entrée. Des relevés furent publiés dès l’année suivante, puis complétés par plusieurs générations de chercheurs et de guides.
Deux autres secteurs ont ensuite été identifiés. Combarelles II, découvert en 1934, renferme notamment une rare antilope saïga gravée. Combarelles III fut atteint en 2005 derrière une galerie largement colmatée par l’argile. Ces deux réseaux, fragiles et difficiles d’accès, restent fermés au public : la visite concerne exclusivement Combarelles I.
Les œuvres emblématiques à rechercher
Combarelles I prend la forme d’une grotte-couloir longue de 242 mètres, creusée par une ancienne rivière souterraine. Les gravures sont souvent fines, superposées et enchevêtrées ; le guide aide à suivre les lignes avec le regard et à distinguer progressivement les animaux. Quelques tracés bleutés témoignent aussi d’anciennes peintures en grande partie effacées par l’humidité des parois.
- Le cheval de la découverte : sa silhouette partage certains traits avec un second cheval dont la tête se retourne sur le côté.
- La lionne : située vers la fin du parcours, cette figure réaliste compte parmi les rares félins connus dans l’art pariétal.
- Les silhouettes féminines : représentées de profil, sans tête et penchées dans la même direction, elles dateraient d’environ 12 000 ans.
- Le bestiaire : le cheval domine largement et représente approximativement un tiers des figures recensées.
- Les représentations humaines : schématiques et parfois difficiles à interpréter, elles constituent l’une des grandes singularités du site.
Comment se déroule la visite guidée ?
La cavité est accessible uniquement lors d’une visite commentée sur réservation obligatoire. Les groupes sont extrêmement réduits pour préserver les parois : la fréquentation habituelle est limitée à 42 personnes par jour, réparties entre six visites. Il faut compter environ une heure de présence sur le site et se présenter pour le contrôle des billets un quart d’heure avant le départ.
Le circuit représente environ 400 mètres aller-retour. Il traverse une galerie sombre comportant des passages étroits et bas, plusieurs marches, une main courante seulement partielle et aucune assise. Le guide joue donc un rôle essentiel pour éclairer successivement les gravures, expliquer les superpositions et replacer les œuvres dans la culture magdalénienne.
L’entrée individuelle coûte environ 13 €. Un billet jumelé avec le Musée national de Préhistoire est également proposé. Des gratuités existent notamment pour les moins de 18 ans, certains jeunes adultes, les demandeurs d’emploi ainsi que les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, mais chaque participant doit réserver son propre billet, y compris lorsqu’il bénéficie de la gratuité.
Conservation et conditions particulières
La faible capacité n’est pas une contrainte commerciale, mais une mesure de conservation. Après l’ouverture au public, la fumée et les gouttes de cire des éclairages à la bougie commencèrent à altérer les parois. Le sol fut abaissé au début du XXe siècle pour faciliter le passage, puis un éclairage électrique fut installé grâce au financement d’un mécène américain. Des travaux de drainage, des rambardes et un suivi climatique permanent protègent désormais le réseau.
La grotte reste naturellement inondable et peut devenir inaccessible, notamment au printemps. Les disponibilités annoncées par la billetterie officielle doivent donc toujours être vérifiées avant le déplacement.
Conseils pratiques pour une visite confortable
- Prévoir un vêtement chaud : la température intérieure avoisine 12 °C et l’humidité atteint environ 98 %.
- Choisir des chaussures stables adaptées aux marches et aux passages resserrés.
- Ne pas emporter de sac : les sacs sont interdits dans le cadre des mesures de sécurité.
- Laisser appareil photo et caméra rangés, les photographies et les films étant interdits.
- La visite est conseillée à partir de 7 ans ; poussettes, landaus et porte-bébés ne sont pas admis.
- Les animaux sont interdits. Pour des impératifs de conservation propres aux cavités, les chiens guides et d’assistance ne peuvent pas davantage entrer dans la grotte.
Le parcours n’est pas aménagé pour les personnes à mobilité réduite : huit marches précèdent l’entrée, cinq autres se trouvent dans la cavité et plusieurs passages sont bas ou étroits. Les visiteurs restent debout pendant tout le circuit. Une dépose est possible près de l’entrée, le stationnement se trouvant à une centaine de mètres, et des sanitaires adaptés sont disponibles sur le site. Une prise de contact préalable permet d’étudier, selon les possibilités, un accompagnement répondant à certains besoins spécifiques.
Accès et idées pour prolonger la journée
La grotte se trouve dans un vallon à environ 3,5 km de la gare des Eyzies. La voiture reste la solution la plus pratique, mais le vélo permet aussi de rejoindre les environs depuis le bourg. Il convient de vérifier attentivement le lieu de rendez-vous indiqué sur le billet, l’accueil principal des sites préhistoriques et l’entrée des Combarelles étant distincts.
La page consacrée aux activités et sites préhistoriques des Eyzies aide à compléter cette immersion par le musée, les abris sous roche, les châteaux-falaises et les promenades dans la vallée. Pour changer de rythme après la visite souterraine, une sortie avec Gyr-Ô-Rando permet d’explorer les environs autrement, tandis qu’une descente proposée par Canoë Vézère Univerland offre un point de vue différent sur les paysages de la Vézère.
Enfants & famille
- Convient aux ados 13-17 ans
- Convient aux enfants 7-12 ans

Modes de paiement
- Espèces
- Carte bancaire
- Chèques-Vacances ANCV
- Chèque
- Réservation en ligne
- Paiement sur place
Animaux
- Non
Une visite commentée gratuite de la Grotte des Combarelles est proposée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. La réservation d’un créneau reste nécessaire.
20 septembre 2026
Où se trouve Grotte des Combarelles ?
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Fiche créée le 24/06/2025, dernière mise à jour le 21/07/2026.






